Qui sommes-nous

Message de la Présidente

Pour 2022, faisons le vœu que la situation sanitaire s’améliore et que le fléau qui nous atteint depuis environ deux ans s’éteigne rapidement. Croyons en un avenir meilleur ! Restons vigilants et attentifs aux difficultés que vivent beaucoup de personnes autour de nous. Soutenons-les !

Il y a plus de cinq siècles, en 1498, à Lisbonne, était fondée la première Santa Casa de Miséricorde, dont le but était de secourir ceux qui vivaient dans des souffrances de toutes sortes et dans la précarité matérielle, physique et/ou morale.

En 1994, a été fondée la Santa Casa da Miséricordia de Paris (SCMP) avec les mêmes objectifs. On aurait pu imaginer que de nos jours, cette structure n’aurait plus de raison d’exister. Et pourtant si ! Aujourd’hui, nous poursuivons les mêmes actions, car les personnes en difficulté non seulement font appel à nous, mais leur nombre ne cesse de croître.

Les crises sociales, économiques et sanitaires continuent à mettre en marge de la société des personnes que parfois rien ne prédestinait à se trouver dans une situation de précarité. Les bénévoles de la Miséricorde de Paris continuent à se mobiliser chaque jour pour répondre présents et apporter l’aide dont ont besoin les plus fragiles, isolés et précaires. Toutes les activités que nous organisons ont pour seul but de recueillir des fonds pour aider ceux qui font appel à notre institution.

À la suite de la crise sanitaire que nous vivons depuis deux ans, nous n’avons pu réaliser un certain nombre d’événements pour collecter des fonds. Ceux-ci sont indispensables pour continuer notre action. Notamment lorsqu’il s’agit de payer un hébergement d’urgence, entre autres. Heureusement, certaines personnes de bonne volonté continuent à se mobiliser, par exemple, pour collecter des biens alimentaires. Malgré la rude tâche qui nous attend et les difficultés encourues, nos bénévoles ne baissent pas les bras et continuent à œuvrer pour ceux qui en ont le plus besoin.

Permettez-moi de rappeler ici l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». C’est sur cette base que les bénévoles de la SCMP se mobilisent. Je les en remercie au nom de tous ceux qui reçoivent l’aide dont ils ont besoin !

Permettez-moi de faire appel à tous ceux qui se sentent concernés par les difficultés des autres, pour qu’ils viennent construire avec nous un avenir meilleur, dans un esprit de fraternité ! Construisons ensemble l’avenir dans lequel la solidarité et le partage sont présents au quotidien.

 

Ilda Nunes – Présidente de la SCMP et son équipe au service de tous

 

Membres Dirigeants

Conseil d’administration

 

Présidente : Ilda Nunes

Vice-Président : António Fernandes

Trésorier : Nuno Felgueiras

Trésorière adjointe : Madalena Machado

Secrétaire générale : Elisabete Faria

Secrétaire générale adjointe : Maria Margarida Renard

Conseiller : Manuel Santos Jorge

Conseiller : António Nogueira

Conseiller : José Afonso

Conseiller : José Belona

Conseiller : Patrick da Eira

Conseiller : Jorge Pinto Lopes

 

Assemblée générale

 

Président : Manuel Pinto Lopes

Vice-président : Manuel Costa De Oliveira

Secrétaire : José da Silva Barros

 

 

Conseil de Surveillance

 

Président : Manuel Antunes da Cunha

Vice-président : Ramiro Fernandes

Secrétaire : Hermano Sanches Ruivo

 

 

Liste des Anciens Présidents

 

António Fernandes (22/03/2018-26/09/2020)

Joaquim Silva Sousa (06/07/2011 – 22/03/2018)

Aníbal de Almeida (19/03/2002 – 06/07/2011)

Pedro Menéres Cudell (13/06/1994 – 19/03/2002)

Miséricorde de Paris

 

La Miséricorde de Paris a été créée dans la tradition historique des Miséricordes portugaises. En 1993, José Tadeu Sousa Soares, alors consul général du Portugal à Paris, organise une réunion avec des dirigeants associatifs et d’autres observateurs qualifiés de la région. Il prend alors davantage conscience du manque d’aides sociales en faveur de la communauté portugaise. La création de la Miséricorde à Paris apparaît comme la réponse la plus pertinente, compte tenu de la vocation statutaire et historique de cette institution. Sa fondation a eu lieu le 13 juin 1994, à 20h00, dans la crypte de l’église Notre-Dame de la Paix, 48 bis, Boulevard Sérurier, 75019 Paris. Après l’Eucharistie, les 33 frères fondateurs se sont réunis en Assemblée générale constituante, lors de laquelle il a été décidé que les 100 premiers adhérents auraient également le statut de membres fondateurs.

La Miséricorde de Paris est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 au service des plus démunis, tout particulièrement d’origine ou d’expression portugaise. La convention (compromisso) des Miséricordes portugaises a été adoptée en tant que règlement interne. Elle découle du statut fondateur de la première Miséricorde (Lisbonne, 1498). Le texte a été adapté, au gré du temps et/ou le lieu d’implantation, tout en préservant l’autonomie de l’institution et sa nature en tant que fraternité.

Depuis sa création, l’action de la Miséricorde de Paris s’articule autour de deux principes fondamentaux :

  • ne pas remplacer ou concurrencer les services existants, aussi bien français que portugais, en étant complémentaire, dans une logique de collaboration ;
  • intervenir tout particulièrement lorsqu’il n’y a pas de réponses aux problèmes spécifiques de la population ciblée ou lorsque celles-ci ne sont pas totalement satisfaisantes.

Certaines questions passent inaperçues et/ou ne sont pas totalement résolues par les services publics des deux pays. Parfois, ces derniers jugent que de tels problèmes ne relèvent pas de leur compétence ou qu’ils doivent être traités dans le cadre des dispositions du droit commun, sans toujours tenir compte de leur spécificité et, dans certains cas, contestant même leur existence.

Parmi les questions qui ne trouvent pas toujours de solution convenable, il convient de mettre en exergue celles qui concernent les personnes âgées, les jeunes sans formation, les sans-abris, les chômeurs de longue durée, les personnes handicapées, les détenus, ceux qui décèdent en situation d’abandon et tous ceux qui vivent seuls et/ou dans le besoin (matériel, moral ou affectif).

Certains problèmes ont d’ailleurs tendance à s’intensifier, décuplant le nombre de cas humainement révoltants, à la source de grandes souffrances qu’il est urgent de pallier. Outre l’insuffisance de plus en plus notoire de réponses adéquates, il est important de souligner qu’un certain nombre de Portugais en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale préfèrent dissimuler leurs réelles difficultés.

Par leur nature, ces situations sont souvent inconnues du grand public et l’absence d’information devient encore plus flagrante. C’est pourquoi la Miséricorde de Paris met en avant les recherches à propos des risques et des réponses sociales disponibles, afin de promouvoir une connaissance plus approfondie de la réalité et ainsi pouvoir mettre en œuvre un plan de communication et d’action plus approprié.

Symboles

Héraldique

Les armoiries de la Miséricorde de Paris sont l’œuvre de l’héraldiste José Bénard Guedes Salgado, à partir des éléments fondamentaux qui traduisent l’essence même de l’institution. Les couleurs de chaque pièce ont été choisies sur fond argenté. L’argent qui est un métal riche, mais discret.

Les armoiries se composent de trois symboles qui incarnent la Miséricorde de Paris, dont la signification est la suivante :

  1. Quinas des armes du Portugal : les cinq quinas (cinq sphères en argent symbolisant les plaies du Christ) ne sont pas présentes dans les armoiries de la Miséricorde, comme c’est la norme, afin de ne pas trop surcharger le champ de l’écu armorié. Il est aussi courant de n’utiliser qu’une seule quina pour rappeler l’idée de nationalité ou bien deux, par souci de symétrie.
  2. Croix des armoiries : c’est la croix d’armes de la famille des Bulhões, la famille de saint Antoine, saint patron de la Miséricorde de Paris. Il s’agit d’un symbole fréquemment utilisé dans la thématique antonienne. Sculptée dans la pierre ou le bois doré (talha dourada), ou encore peinte sur les textes ou les murs, elle identifie les autels ou les chapelles de ce Saint.
  3. Fleur-de-lys : la fleur-de-lys d’or, sur fond d’azur, est un motif naturellement associé à la France. Elle apparaît également dans les armes de Paris. Dans ces armoiries, elle fait référence au lieu où est implantée cette Miséricorde.
  4. Couronne mariale au-dessus de l’écu : issue de la tradition de la couronne royale, invariablement utilisée dans les armes des Miséricordes, celle-ci est sommée de la colombe sur le globe. Elle représente la protection de Notre-Dame de la Miséricorde, sous l’invocation de laquelle ont été fondées les Miséricordes.
  5. Globe sur la couronne : évoque l’universalité des Miséricordes installées aux quatre coins du monde par les Portugais.

 

Drapeau

En termes héraldiques et symboliques, la signification du drapeau de la Miséricorde de Paris est la suivante :

  1. Écu circulaire : reposant sur une croix d’azur de saint André, c’est une des figures des armes de la famille Contreiras, berceau de Frère Miguel, qui aurait inspiré la reine D. Leonor à fonder la première Miséricorde (Lisbonne). En souvenir ou en hommage à son inspirateur.
  2. MIZA : à chaque coin du drapeau, il est d’usage d’insérer de petits motifs associés à l’esprit et à l’histoire des Miséricordes. Ici, ont été incorporés la célèbre légende MIZA (ancienne abréviation de Misericórdia) et deux symboles des œuvres de miséricorde.
  3. Étoile à sept branches : évoque les sept œuvres de miséricorde spirituelles.
  4. Rose à sept pétales : évoque les sept œuvres de miséricorde corporelles.
Misericordes Portugaises

Au cours de la deuxième moitié du 15ème siècle, la société portugaise se trouve en pleine mutation. Au gré des voyages maritimes et des découvertes, le commerce avec le nouveau monde a permis à de nombreux membres de la noblesse et de la bourgeoisie d’accumuler d’énormes richesses, exacerbant les inégalités sociales.

En parallèle à cette opulence arrogante, souvent indifférente à la souffrance des autres, le nombre de familles dans le besoin, d’estropiés, d’orphelins, de personnes âgées abandonnées, de pauvres, de malades et de vagabonds, endurant toutes sortes de privations, ne cessent de croître dans les villages et villes du Royaume.

Les institutions de bienfaisance traditionnelles, qui avaient grandement contribué à soulager certaines carences sociales et à prodiguer des soins aux plus défavorisés, éprouvaient de plus en plus de difficultés à répondre à tous ces besoins.

C’est dans ce contexte que prend source, il y a plus de 500 ans, l’histoire des Miséricordes portugaises. La première a été fondée à Lisbonne, le 15 août 1498, à l’initiative de la reine Leonor, veuve de D. João II et régente du royaume, pour venir en aide aux plus démunis. Ce soutien se matérialise par le biais des 14 œuvres de Miséricorde (sept corporelles et sept spirituelles) qui comprennent l’ensemble des domaines de l’action sociale, aussi bien matérielle que morale.

Les sept œuvres de miséricorde corporelles (donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les pèlerins, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts) sont plus évidentes, car elles se traduisent par des actions visibles.

Les sept œuvres spirituelles (conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts) sont plus difficilement appréhendées, précisément parce qu’elles sont de nature morale et spirituelle.

L’universalité, la solidarité et la coopération fraternelle sont des composants essentiels des Miséricordes, dans le respect de l’identité de chacun(e). Faire le bien sans rien attendre en retour. Aider les plus démunis sans considération de races, de classes, de croyances, de territoires ou d’origines, dans le respect de la dignité de tout un chacun. Les Miséricordes sont des institutions caritatives profondément ancrés dans l’âme chrétienne des Portugais qui, très vite, les ont désignées comme la « Maison Sainte » (Santa Casa).

Sous la protection royale et le soutien de l’Église, très rapidement des Miséricordes sont créées dans les principales villes du Royaume, prenant pour modèle celle de Lisbonne. Dès 1499, à Porto, Évora et Angra do Heroísmo, puis à Coimbra (1500). En 1524, on en comptabilisait déjà 60 et une centaine en 1580.

Le souci d’apporter une aide aux plus pauvres et démunis c’est très vite matérialisé par l’implantation de Miséricordes sur d’autres continents, associant l’humanisme chrétien et la solidarité au service de la fraternité universelle : Goa (Inde, 1515-1520), Santos (Brésil, 1543), Macao (Chine, 1569) et Luanda (Angola, 1576). Au cours des dernières décennies, furent créées les Miséricordes de Paris (1994) et du Luxembourg (1996).

 

Il y a aujourd’hui environ 400 Miséricordes au Portugal, constituant un réseau d’institutions privées de solidarité sociale qui couvre l’ensemble du territoire. Les miséricordes sont regroupées au sein de l’Union des miséricordes portugaises (UMP). Au niveau international, il y a aussi l’Union européenne des Miséricordes et la Confédération mondiale des Miséricordes, qui regroupent des milliers d’institutions, dont plus de 2 000 pour le seul Brésil. Ces associations de chrétiens laïcs sont devenues un acteur de premier plan dans les différents domaines de l’action sociale et de la solidarité auprès des plus démunis (santé, assistance, emploi et formation professionnelle, coopération et développement, tourisme social, etc.).